Le projet de loi de finances pour l’exercice 2026 (PLF 2026) vient de poser les grandes lignes d’une nouvelle phase de développement pour le Royaume du Maroc. Si vous évoluez dans l’immobilier — achat, location, construction, réhabilitation — il est essentiel d’en comprendre les implications. Voici les points clés à surveiller pour votre stratégie immobilière.

1. Contexte et priorités
Le PLF 2026 s’inscrit dans une logique de « Maroc émergent », avec un fort accent sur l’investissement, la cohésion territoriale et la justice sociale. Maroc+3LesEco.ma+3LesEco.ma+3
Parmi les priorités :
- La réduction des disparités sociales et spatiales, via des programmes de développement territorial intégré. Maroc+1
- Le renforcement de l’État social (logement, santé, éducation) et la mobilisation de l’investissement public et privé. LesEco.ma+1
Pour l’immobilier, cela traduit : une attention accrue aux zones défavorisées, à la mise à niveau de l’habitat, et aux conditions de logement.
Par exemple, à fin juillet 2025, plus de 57 000 familles ont bénéficié du programme d’aide à l’acquisition du logement. LesEco.ma

2. Impacts directs sur l’immobilier
2.1 Logement social et mise à niveau de l’habitat
Le PLF prévoit d’intensifier les efforts pour l’amélioration des conditions de vie dans les zones vulnérables, et la lutte contre l’habitat insalubre.
Pour les investisseurs, ceci peut signifier :
- un développement accru des programmes de logement social/primo-accédants ;
- des zones d’intervention renforcées où l’infrastructure va s’améliorer (ce qui peut stimuler la valeur foncière) ;
- un marché potentiel dans la rénovation ou la construction d’habitat abordable.

2.2 Fiscalité et prélèvements
Bien que tous les détails ne soient pas encore rendus publics, certaines mesures fiscales peuvent affecter la rentabilité immobilière :
- La reconduction de la « contribution de solidarité » sur les bénéfices et revenus jusqu’en 2028, qui peut toucher des revenus liés à l’immobilier. Consonews
- L’élargissement de la notion de revenus concernés, ce qui pourrait inclure plus largement les revenus locatifs professionnels. (À surveiller via textes d’application.)
- Le PLF insiste sur la rigueur budgétaire et la modernisation des cadres fiscaux.
Ainsi, pour un investisseur : il est crucial de vérifier – pour chaque bien – la nature des revenus, leur assujettissement, et de prévoir l’impact fiscal dans votre business-plan.
3. Opportunités stratégiques pour l’investisseur
- Zones de revitalisation et mise à niveau : Le focus territorial signifie que certaines localités jusqu’alors peu prisées pourraient devenir plus attractives (amélioration infrastructures, logement social, subventions).
- Segment logement accessible : Si vous visez les primo-accédants ou les logements à prix modéré, ce secteur pourrait bénéficier d’une impulsion supplémentaire.
- Rénovation / habitat insalubre : Les dispositifs de lutte contre l’habitat insalubre offrent des pistes de projets de rénovation, revente ou location améliorée.
- Long terme : Avec la stabilité macroéconomique visée (ex : déficit-objectif, dette), l’environnement pour l’investissement immobilier s’avère plus favorable.
4. Points de vigilance
- Textes d’application : Beaucoup de mesures restent génériques dans le PLF 2026 — les décrets, arrêtés et circulaires détermineront les modalités exactes.
- Fiscalité précise du bien : Vérifiez les droits d’enregistrement, TVA (le cas échéant), retenue à la source, etc. Ces composants peuvent varier selon le type de bien (neuf/ancien), l’usage (résidence principale, location), etc.
- Financement & conventions bancaires : Si vous achetez pour louer, assurez-vous que les conditions bancaires sont compatibles et anticiper l’impact fiscal.
- Territorialité : Les projets de mise à niveau et de logement social visent souvent les zones vulnérables — la rentabilité, les délais ou les conditions peuvent différer de celles des marchés « classiques ».
5. Conclusion
Le PLF 2026 ouvre une phase prometteuse pour l’immobilier au Maroc : tant du côté des opportunités que des défis. Pour un investisseur avisé, les bons secteurs sont ceux où l’on anticipe :
- une amélioration de l’environnement (infrastructures, services) ;
- un cadre fiscal clair et maîtrisé ;
- une stratégie adaptée à l’évolution territoriale et sociale.
Chez Street Immo, notre recommandation est : anticipez, vérifiez les textes d’application en cours, et intégrez le changement fiscal et territorial dans votre business-plan. Le paysage change, et ceux qui sauront s’adapter tireront profit.